La compagnie Oposito


Les spectacles , Les spectacles en tournée , Peaux bleues (création 2020) , Peaux bleues - portraits des artistes

Gérald GRANDMAN, interprète

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Photo : Hélène Jayet

Quel est ton parcours ?
Né en région parisienne, je débute la musique par le saxophone à l’âge de 19 ans. Après quelques années de pratique autodidacte et de cours particuliers, je m’inscris dans différentes écoles de la région (ARPEJ, Bill Evans Piano Academy, les conservatoires d’Aulnay-Sous-Bois et de Noisiel) où j’étudie l’harmonie classique et jazz, l’écriture, l’arrangement ainsi que le piano jazz. Durant ces périodes, je participe à de nombreux projets dans des styles variés. Adepte de la subtilité, je suis un amoureux de l’harmonie et des belles sonorités. Pour moi la musique, et l’art en général, est un moyen d’expression et de communication. C’est l’outil que j’ai choisi pour exprimer qui je suis...

Mon projet perso : Double G Project
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Pourquoi as-tu choisi d’être artiste ?
Pour exprimer qui je suis justement ! Même si, au départ je n’en avais pas conscience, c’est au fil du temps et des différentes expériences artistiques que j’ai compris ce qui m’intéressait vraiment dans ce métier. Pour moi, raconter et partager quelque chose avec sincérité est l’aspect le plus important et essentiel.

Ton rôle sur le spectacle « Peaux bleues » ?
J’ai été engagé dans ce spectacle en tant que saxophoniste principalement mais aussi en tant que chanteur et comédien. Ce qui me motive beaucoup, c’est le fait de devoir sortir de ma propre zone de confort. C’est grâce à des projets comme celui-ci que je me sens grandir en tant qu’artiste au sens large du terme, et pas seulement musicien, ou technicien de la musique.

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Photo : Hélène Jayet

Qu’est -ce qui t’a convaincu·e de participer au projet « Peaux bleues » ?
Étant originaire de la Guadeloupe et ayant grandi en région parisienne, je me suis senti concerné par les propos autour des préjugés et plus généralement par notre vision et notre positionnement par rapport à « l’autre ». J’ai été séduit par le fait qu’il m’a été proposé par l’intermédiaire d’un discours artistique, de questionner, d’interroger et même de déranger parfois. Il y a également une place importante laissée aux artistes dans l’écriture et la création elle-même. C’est un vrai défi de devoir créer un spectacle en mélangeant les arts, spécificités et personnalités de chacun.

Tes références rapport à la question Noire ? Que nous recommanderais-tu ?
* « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire découvrir
* Négritude : Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor découvrir
* Le Chevalier de Saint Georges, le premier compositeur noir « reconnu » en France et à Paris au XVIIIe siècle. découvrir
* « Batouala » de René Maran (prix Goncourt 1921) découvrir
* Eugène Mona : son œuvre, son combat !
« Dernier message au peuple martiniquais » découvrir

Pendant le confinement, comment travailles-tu ? répètes-tu ?
J’ai surtout profité de cette période de confinement pour passer beaucoup de temps à « être », plutôt que de m’obliger à « faire » plein de choses. La création naît aussi de la réflexion. Pour moi c’est un temps d’introspection plutôt que de création. Néanmoins, je pratique la méditation, la lecture et quelques activités physiques (renforcements musculaires et articulaires, cardio, footing...) histoire de garder la forme !

Quel est ton truc réconfortant ?
Je n’ai pas de « truc » réconfortant en particulier !
Je prends du plaisir à créer dans ma cuisine, à danser et me mettre en mouvement sur de la musique que j’aime bien, par exemple : « The Steamin’ Feelin’ » de Bob James écouter
Un cocktail de sportif ? Oui : un peu de rhum, du citron et du sucre ;-)

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Photo : Hélène Jayet
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Tous les portraits d’artistes de l’équipe "Peaux bleues"

vendredi 15 mai 2020


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