La compagnie Oposito

Les anciens spectacles , À la vie à l’amour , Les étapes de création

Répétitions et filage public

REPETITIONS MARS 2004

Anciennes usines Saft, périphérie de Noisy-le-Sec.

Après le « crash-test » de novembre dernier, nous allons participer durant un mois à la construction de l’opéra déambulatoire « À la vie à l’amour ! ». Le rendez-vous est donné ce lundi 15 mars 2004 à 9 h 30. Les choristes arrivent à pieds, en voiture, en vélo. Les techniciens s’affairent déjà au montage de l’acte 5, véritable plateau scénique, qui atteint petit à petit la hauteur de la bretelle d’autoroute qui surplombe les usines Saft.

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Premier jour de répétitions et déjà l’espace nous appartient. Notre lieu, les anciennes usines Saft, est un véritable microcosme, une ville à part entière, avec ses rond-points, ses batiments anachroniques, agés parfois de plus de 80 ans. Tout est concentré dans cette cité. Libre à nous, de nous en acaparer, de nous frotter au vieilles pierres, au tarmac usé et d’ériger notre espace urbain. Les anciennes usines Saft construisaient des piles pour les navettes spatiales. C’est ici, que nous allons trouver l’énergie pour décoller à notre tour !

Le Fenwick charge et décharge les échafaudages, Jean-Raymond Jacob et Martine Rateau marchent au beau milieu de la rue, repérage pour l’acte 3 que les choristes travailleront cet après-midi.

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Dans la salle de répétitions, les choristes en cercle s’échauffent, Sebastien, Dorota et Gaëlle nous rejoignent dans l’aventure. Mise en espace, mise en mouvement, le vocabulaire est acquis, les choristes travaillent « la fontaine », l’incursion au milieu du public. Tous ces mouvements se feront à l’air libre dans l’après-midi.

En fin de matinée, quelques choristes filent vers l’atelier couture du Moulin Fondu. Fabienne, Mélanie et Julia les attendent pour les essayages. Concentration, et silence. Ici, tout est plus calme. Dans la salle de réunion, Corinne raconte l’histoire d’Oposito à Dorota, elle sort les albums photos, Dorota écoute attentivement les prérégrinations urbaines de la compagnie. Katell laisse quelques instants son dossier technique des Rencontres d’ici et d’ailleurs pour rejoindre le petit groupe. Dans les bureaux, Coralie, Bérengere et Vincent travaillent, ils s’offrent bien volontiers un déplacement aux usines Saft, le temps d’une livraison de matériel, d’un renseignement urgent, ou bien d’un air d’opéra ...

L’atelier Saint-Just est depuis mi-janvier une fourmilière, où s’entrechoquent métaux, bois et plastiques. Les décors montent à une hauteur impressionnante. L’échelle naturelle est décuplée, une table baroque de 3 mètres de haut, un divan pour Gargantua, et des petites fourmis habiles qui soudent, coupent, peignent ...

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Il est 14 h 03, un métronome géant sort d’un hangar, puis deux… puis trois !
Patrick Woindrich confortablement installé sur sa régie mobile, la « Patmobile », lance l’air de Roméo et Juliette.
« Coeur fantasque des amours… sous le masque de velours… ». Il fait 21°, le printemps anticipe son entrée. « Cueillons les roses, pour nous écloses… dans la joie et dans le plaisir… »

FILAGE PUBLIC

Mardi 13 Avril - Premier filage

Briefing général dans la salle de répétitions.
Jean-Raymond prend la parole. Ce moment, ce temps d’écoute mutuel, est indissociable au fonctionnement de la compagnie Oposito. Les retardataires se font tout petits. C’est la première fois depuis un mois que l’équipe Oposito est au complet ...

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« Je tiens à dire que tout le monde a travaillé dans le bon sens, et s’il y a un sentiment de relative tranquilité par rapport à ce projet, c’est peut être parce que ce travail peut ressembler à quelque chose… Tout le monde a tiré la machine dans le bon sens. Aujourd’hui nous sommes à J-4, de ce que l’on pourrait appeller vraiment, dans notre tête, une première au niveau du jeu, c’est à dire que vendredi, nous allons jouer en “condition public”. Le public est un élément reconnu de notre mouvement, je dis ça d’autant plus que l’on va faire des filages dans le vide, pendant les trois prochains jours, je m’adresse là au choeur. Même dans ces mouvements, vous devez sentir et, nous faire ressentir un espace bordé de public. Cette énergie et cette force que provoque le public sert notre représentation. Imaginez-les autour de vous… »
Prise de parole de Jean-Raymond Jacob avant le premier filage

Acte 2 : "Elle" et "Lui" au balcon {JPEG}
Acte 3 : arrivée des invités de Carmen {JPEG}
Acte 3 : Carmen fait son entrée {JPEG}
Acte 4 : les Hommes en colère {JPEG}
Acte 5 : Salut au public {JPEG}

jeudi 26 octobre 2006


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