La compagnie Oposito


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Aurélien MEUNIER, interprète

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Photo : Hélène Jayet

Quel est ton parcours ?
Originaire de la Région Centre, j’ai suivi un parcours de musique classique au Conservatoire de Châteauroux puis au Conservatoire du 20e arrondissement de Paris. J’ai obtenu le CFEM et le DEM de Trompette et de Musique de Chambre et en parallèle, j’ai très vite joué dans des ensembles de Jazz, Soul/Funk et Variété, étant attiré par à la musique Noire Américaine. À la fin de mes études, je suis brièvement passé par le Conservatoire de Levallois, hors cursus, pour perfectionner mes connaissances. Soucieux d’être toujours dans un éclectisme musical, j’ai intégré des formations variées comme l’Orchestre de Cuivres de Paris, le Mardi Brass Band, Vigon and the Dominos, la comédie musicale « The Black Legends » ou l’Orchestre Pop/Symphonique OdinO. J’ai aussi la chance d’être sollicité régulièrement pour des séances d’enregistrement (artistes divers, musiques de films, etc.).

Pourquoi as-tu choisi d’être artiste ?
Le choix était plutôt vite fait pour moi, dans la mesure où je n’étais pas quelqu’un de très scolaire. Le premier endroit où j’ai eu l’impression qu’on portait de l’intérêt à ce que je faisais c’était au conservatoire. Dès le début, quand j’ai appris la musique, il m’est arrivé d’avoir des encouragements ou même des félicitations ! C’était la première fois que ça ne me dérangeait pas d’être poussé à me dépasser, à persévérer. On peut dire que c’est là-bas que j’ai appris la valeur du travail et la satisfaction que cela procure. L’une des choses que je préfère dans ce métier, c’est les nombreux voyages et rencontres que l’on faits. Chaque projet nous amène ailleurs, avec des collègues de travail différents. On choisit nos projets, on vit des choses intenses avec des gens qu’on aimerait parfois de pas quitter mais c’est ce qui fait la beauté de notre métier : après tout, il y a de la poésie dans tout ce qui est éphémère. En contrepartie, la difficulté inhérente est qu’on est souvent loin de sa famille…
Être artiste pour moi c’est un moyen d’expression. Avec la musique, je peux exprimer des émotions et faire passer des choses que, par pudeur, je ne sais pas dire avec des mots… Notre sensibilité est parfois tellement envahissante que c’est une échappatoire de pouvoir l’évacuer dans un instrument, une danse, un dessin, une sculpture ou un écrit. Ça devient une nécessité vitale de pouvoir l’exprimer.

Ton rôle dans le spectacle « Peaux bleues » ?
Je suis le trompettiste de la troupe mais pas seulement… La compagnie Oposito fait du théâtre de rue alors nous sommes tous amenés à jouer, danser, chanter. J’ai l’habitude d’aborder des musiques différentes, de me déplacer en jouant et de chanter mais mon véritable défi personnel c’est l’aspect « acting ». Jouer la comédie m’a toujours attiré, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ajoute progressivement cette nouvelle couleur à ma palette. Et suivre des chorégraphies, c’est aussi un challenge !

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Photo : Hélène Jayet

Qu’est -ce qui t’a convaincu de participer au projet « Peaux bleues » ?
A la fois faire partie de quelque chose de vraiment unique, d’avoir quelque chose à défendre en tant qu’Artiste et non plus seulement en tant qu’Interprète. Aussi, en tant que métis issu de l’adoption, me rapprocher de mes origines Cap Verdiennes et des origines Malgaches de ma mère. Je me suis toujours plus facilement identifié à la culture Noire Américaine car elle est à mon sens plus représentée dans nos médias… J’ai grandi dans une petite ville ou la diversité n’était pas tellement représentée alors ça ne fait pas si longtemps que ça que je m’intéresse vraiment à l’Afrique. C’est dans ce même temps que ce projet s’est présenté à moi comme pour parfaire et enrichir mon intérêt, ma curiosité.

Tes références par rapport à la question Noire ? Que nous recommanderais-tu ?
J’en ai plein à partager en voici quelques-unes :
* La plupart des films de Spike Lee (Malcolm X, Do The Right Thing, Mo’ Better Blues, He Got Game, Blakkklansman, School Daze, Crooklyn, etc.)
* Les premiers films de John Singleton (Boyz N the Hood, Fièvre à Colombus University, Rosewood, etc.)
* Amistad, Twelve Years Slave, Moonlight, Selma, Ray, Fruitvale Station, Green Book, Le Majordome, Detroit, Si Beale Street pouvait parler, Loving, Get Out, Dear White People…
* Les séries Treme, Nola Darling, Atlanta, Insecure, Dans leur Regard.
* Ecouter tout ce qui s’est fait en Blues, Jazz, Funk, Soul, Reggae, Hip Hop et R&B (BB King, John Lee Hooker, Louis Armstrong, Jimi Hendrix, Miles Davis, John Coltrane, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Marcus Miller, Ray Charles, Nat King Cole, James Brown, Otis Redding, Bob Marley, Prince, Donnie Hathaway, Sam Cook, Aretha Franklin, Stevie Wonder, Esperanza Spalding, Gary Clark Jr, Gregory Porter, Nina Simone, Al Jarreau, Ben Harper, Kool and the Gang, Earth Wind and Fire, Marvin Gaye, 2Pac, Al Green, Bill Withers, Sharon Jones, Charles Bradley, Childish Gambino, Jill Scott Heron, Fugees, Notorious B.I.G, Nas, N.W.A, The Roots, Whitney Houston, etc.)
* Lire un maximum d’Œuvres de Toni Morrison, James Baldwin et Richard Wright.

Quel est ton truc réconfortant ?
Écouter de la musique, regarder des films, des concerts en live, faire du basket, courir…
3 citations de 3 icônes inspirantes :
« I Am Not A Black Artist, I Am An Artist. » Jean Michel Basquiat
« Je peux accepter l’échec, tout le monde échoue dans quelque chose. Mais je ne peux pas accepter de ne pas essayer. » Michael Jordan
« Sometimes You Have To Play A Long Time To Be Able To Play Like Yourself." Miles Davis

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Photo : Hélène Jayet
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Tous les portraits d’artistes de l’équipe "Peaux bleues"

vendredi 15 mai 2020


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